
Cape Town (Afrique
du Sud)
14 avril 2005: Mise
à l'eau du Bateau
7 Seas était prêt depuis plus de deux semaines,
mais nous
devions encore acquérir la license d'exploitation de notre
matériel de radiotéléphonie ,
ce
qui nous a incité à retarder sa mise à
l'eau. Nous
avons également évité le 13 avril...
un treize
...On ne sait jamais!
Partis de Bruxelles la veille, nous atterrissons à 9 heures
à Cape Town avec nos parents. Nous appelons Peter Dean qui
nous
explique que notre voilier vient de quitter le chantier et nous propose
de nous rendre sur la route qui mène d'Atlantis ( lieu du
chantier) au centre de la ville du Cap. Arrivés,
à mi
chemin, nous décidons d'attendre, caméscopes en
stand-by,
coeurs en stand-by aussi...
Il ne faut pas plus de 5 minutes pour entendre des hurlements de
sirènes au loin, suivis de gyrophares rouges et bleus.
Serait-ce?....Oui!
7 Seas apparaît enfin.
Il brille d'un blanc étincellant. le convoi est
impressionnant
et, déjà, nous devons bondir dans la voiture pour
tenter
de le suivre. Il y a deux voitures de police qui dégagent la
route, notre catamaran est posé sur un camion et nous
reconnaissons James, le chef de chantier dans une des voitures. Nous
nous intercalons à la suite de ce petit monde et, ne voulant
rien rater de l'évènement, sommes
obligés de
griller quelques feux rouges...les policiers ne nous en tiendront pas
rigueur!
La spectacle est magnifique: 7 Seas lancé
à toute
allure se dégage dans le ciel bleu, avec en
arrière plan
la majestueuse "Table Mountain" .
Un peu de stress malgré tout: les quilles passent
très près des bordures de la route!
Nous entrons dans la ville, contournons un pont trop bas et nous
voilà déjà à Panama's Jack,
lieu de mise
à l'eau. James sort de sa voiture, nous offre la bouteille
de
champagne pour le baptême. Les ouvriers s'affairent,
attachent
les 2 sangles qui permettront à la grue de soulever le
bateau.
Espérons qu'elles tiennent! 7 Seas pèse
tout de
même 10 tonnes...Heureusement chacun a l'air de
maîtriser
sa tâche, chacun est concentré, mais serein.
Très vite, les sangles sont mises en tension, le camion
s'éloigne, le bateau se soulève mais ...aie! une
sangle
s'accroche à un des socles de soutien. Quelqu'un la
dégage très rapidement, et
voilà, 7 Seas est
dans les airs, pivote joyeusement, pour enfin toucher l'eau. Il est
12h30. 7 Seas flotte! Tout le monde applaudit et nous poussons un grand
"ouf" de soulagement! Nous le baptiserons sur sa belle plage avant et
n'oublierons pas de donner quelques gouttes à Neptune. Le
mât sera posé l'après-midi, les voiles
arriveront deux jours plus tard et les différents
réglages seront terminés cinq jours
après la mise
à l'eau.

le film du lancement ( 3Mo
)
21 avril 2005:
Nous effectuons notre premier essai en mer sous l'oeil bienveillant de
Peter Dean. Il fait gris et pluvieux, ce qui nous permet de tester le
bateau par une mer légèrement agitée.
Il se
comporte merveilleusement et Olivier ne se débrouille pas
trop
mal pour les manoeuvres au port. Nous commencerons à y
habiter dès ce soir.
10-20 mai 2005:
Nous avions prévu de quittter Cape Town début mai
pour
remonter la côte Est vers Durban, Madagascar, les Comores et
les
Seychelles. Mais voilà, l'hiver arrive à grand
pas, les
conditions météorologiques se
dégradent, les
dépressions s'enchaînent et ma foi, notre envie de
lutter
contre le courant des Aiguilles et les vagues géantes de
Durban
s'amenuise. De plus, il semblerait que les voiliers qui naviguent aux
Seychelles soient de plus en plus soumis à des
contrôles
et taxes en tout genres. Bref, nous changeons radicalement
d'idée et décidons d'entamer une route plus
classique
allant de Cape-Town à Ste Hélène,
Ascension, les
Açores et la Méditerranée. Peu
d'escales
possibles, mais la présence des Alizés dont le
doux
nom évoque en nous l'assurance
d'une navigation calme
et paisible. Nous avions également décidé de
prendre un skipper
pour la première traversée, n'ayant
pas
d'expérience en matière de multicoque.
La route vers Ste Hélène devrait nous prendre 12
à
15 jours et notre skipper rentrera par ferry. Unique moyen de
liaison de l'île au continent, le RMS Ste
Hélène
effectue ce trajet à raison de deux fois par mois. Un retour
le
30 mai nous parraissant juste ( notre skipper ne souhaitait pas
attendre 15 jours à Ste Hélène s'il
ratait le
ferry), nous optons pour le 15 juin. Notre départ sera donc
prévu pour le 30 mai.
