![]() |
![]() « Une question de choix… » retour |
![]() Le design des coques asymétriques et la plateforme sur-élevée offrent aux catamrans Dean un excellent passage des vagues tout en douceur... La capacité de charge du voilier s'en trouve également plus élevée. Comparativement les coques en "V" auront d'avantage tendance à s'enfoncer sous la charge. ![]() Grâce à son importante quête de mât, 7seas révèle de bonnes aptitudes au près... ![]() Les 2 moteurs vetus 42cv offrent une bonne puissance et sont logés dans un compartiment technique suffisamment large que pour pouvoir intervenir tout autour. ![]() Le cablage électrique est particu- lièrement bien soigné et est numéroté pour chaque consommateur. ![]() La console et le très complet tableau électrique livré en standard. Une unité de contrôle vous permet de connaître à tout moment votre consommation actuelle et la charge restante de votre parc de batteries. ![]() Voiles triradiales de haute qualité par Quantum et grément signé Sparcraft. ![]() ![]() |
7 Seas aurait dû être un monocoque en aluminium, un dériveur intégral. C’était la seule chose dont nous étions sûrs dès le départ de notre projet de grande croisière . Et puis… de visites de chantiers en salons nautiques, le hasard a placé quelques catamarans sur notre route. Un vrai espace de vie, la lumière qui s’engouffre dans le carré, la mer partout où le regard se pose et, surtout, de la place pour recevoir famille et amis. Finis les repas à 45°, la sensation de vivre dans la cave, les difficultés de déplacements, l’angoisse des manœuvres au port. De nouvelles perspectives s’offrent à nous : le prix de certains catamarans est comparable à celui des dériveurs en alu, les avantages du faible tirant d’eau sont préservés, tout en gagnant un extraordinaire potentiel de vitesse. C’est au Grand Pavois de la Rochelle que nous découvrons le « Dean 440 ». Ses formes originales, la haute qualité de ses matériaux et son équipement standard très complet nous séduisent. En comparaison, il nous semble que le « standard » de beaucoup d’autres chantiers se résume à du « non - navigable » . Pas d’électronique, parfois pas de voiles, pas d’aussières, pas de pare-battage et … pour certains même, pas de mise à l’eau ! ( Pour ceux qui auraient décidé de ne pas choisir cette dernière option, il reste la possibilité d’emporter votre catamaran sur le toit de votre mini Cooper !). Nous apprenons également que le chantier Dean est ouvert à la modification de certains aménagements ( sans surcoût, ce qui est rarissime !). Nous effectuons malgré tout des essais en mer de nombreux autres catamarans… la décision rapide n’étant pas notre principale qualité! Beaucoup d’entre eux « tapent » déjà par mer peu agitée, la crête des vagues frappant la nacelle, ce qui nous paraît désagréable et nous refait songer au monocoque… Nous essayons le Dean, mais par force 0 ( ou peut-être 1 ?) et mer d’huile, ce qui ne nous aide pas beaucoup. Malgré tout, sa plate-forme surélevée et ses carènes effilées nous laissent supposer un meilleur passage des vagues et nous décidons de nous rendre en Afrique du Sud pour en avoir le cœur net. Les chantiers Dean sont situés près de Cape Town. Ils ont, pour nous, la taille parfaite. En effet, nous craignons la trop grande série, son risque d’être un client parmi des centaines et, sans doute, l’utilisation de matériaux de moindre qualité. De même, les chantiers à trop faible production nous font redouter les défauts de jeunesse de modèles encore trop peu éprouvés. Ici, à Cape Town, le travail est fait main et personnalisé. Nous sommes accueillis au chantier très chaleureusement par Peter Dean. Quand on le voit, on comprend ce que veut dire la « passion du métier ». Il répond à toutes nos questions avec précision, intelligence et sourire ! Il réfléchit et trouve des solutions à chacun de nos souhaits. Et surtout, mais cela nous ne le saurons que par la suite, il a gardé cette gentillesse et cette générosité avant, pendant et après la construction du bateau. Pourtant, nous pensons lui avoir donné « du fil à retordre » ! La table du carré plus grande, le lavabo plus au milieu, la commode plus basse, tout y est passé ! Le bateau construit , il pensait pouvoir se reposer mais on ne se défait pas si vite de nous ! Environ trois semaines après sa mise à l’eau, un vent violent se lève sur le cap de Bonne Espérance. Nous sommes amarrés probablement trop lâchement sur un ponton un peu vétuste et, durant la nuit, nous sommes réveillés par un bruit sinistre. Le ponton s’est plié et a endommagé le gel coat de notre joli bateau tout neuf… vous imaginez notre désarroi ! Dès le lendemain nous racontons tristement notre mésaventure à Peter Dean, qui, gracieusement, nous envoie une équipe sur le champ pour effectuer la réparation ! A midi, nous n’en croyons pas nos yeux, plus aucune trace sur la coque ! Par ailleurs, l’ensemble de l’équipe et son représentant français Bernard Mondoulet nous ont particulièrement touchés par leur disponibilité et leur gentillesse. A chaque questionnement ou petit souci technique, un simple coup de fil suffit à résoudre le problème ( conseils , envoi de pièces, etc…) Actuellement, nous sommes infiniment satisfaits de notre choix. En effet, après notre périple océanique, nous pouvons confirmer que le bateau passe très en douceur les vagues et ce, même par mer formée. Le mauvais temps peut se déchaîner à l’extérieur, nous nous sentons en sécurité dans son cockpit bien protégé et son comportement marin rassure. Il se manœuvre parfaitement à deux grâce à la bonne disposition et la solidité de son gréement courant. En traversée, une seule personne suffit même à assurer la bonne marche du bateau . Le système de navigation électronique et le très complet panneau de contrôle électrique y sont pour beaucoup. Quant aux manœuvres au port, elles s’effectuent avec une aisance que nous n’aurions pas soupçonnée. Et quel bonheur, lorsque nous arrivons au mouillage, de mettre aussi facilement notre annexe à l’eau pour explorer, sans délai, de jolies criques et profiter pleinement d’une petite baignade ! Enfin, et surtout, le confort intérieur est immense. Nous constatons, en effet, qu’il y a une différence entre vivre à bord d’un bateau et faire une croisière d’une semaine. En vacances, on se contente facilement de se doucher à l'eau de mer, de cuisiner sur deux taques d’une petite gazinière, de se tortiller pour s’installer dans sa couchette ou encore de s’agripper aux parois lorsque gîte il y a … mais au quotidien, on finit par s’en lasser ! 7 Seas nous montre, chaque jour, combien il a été bien conçu, bien pensé. Les aménagements sont spacieux et pratiques . Les espaces de rangement sont innombrables. Notre compresseur de plongée, nos vélos et nos instruments de musiques ont trouvé leur place sans difficulté! Nous sommes drôlement contents de pouvoir nous asseoir confortablement au poste de barre , de ne devoir baisser la tête dans aucune cabine, de cuire des repas rapides au micro-onde, de faire sa lessive à bord ( il n’y a pas autant de marinas équipées de wasserettes que l’on croit !) et, surtout, de dormir dans un lit aussi spacieux qu’à la maison. Bref, nous avons un seul regret :lorsque notre bateau sera trop vieux, le modèle aura probablement changé... Nous économisons donc dès à présent pour en acheter un deuxième, que nous garderons en réserve. |